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Friday, February 27, 2015




  Jeanne Gerville-Réache


       
 
 Jeanne Gerville-Réache  (1882 -1915) était une grande contralto d’opéra connue et admirée pour sa très belle voix,   soutenue par une technique de chant qui lui a permis de chanter dans deux registres vocaux-- mezzo soprano et contralto.

        Née à Orthez,  elle  passa son enfance en Martinique, où son père était le gouverneur.  Parce qu'il est evident qu'elle était douée depuis sa jeunesse, elle fut emmenée à Paris étudier sous Rosine Laborde, qui aura permis que la jeune cantatrice vienne rencontrer Emma Calvé.

Calvé à son tour a permis que la jeune et douée Gerville-Réache vienne faire ses débuts professionels en Orphée et Eurydice de Glück, a  l’Opéra Comique, en 1899.

     Premièrement, il est important d'entendre la voix extraordinaire, et un bon début serait un air indicatif de Samson et Dalila. Voici "Printemps qui commence", enregistré en 1909,  aux débuts de sa carrière:


Quelle belle voix de contralto! Il apparaît immédiatement que c’était un grand talent. Malheureusement, ces voix n’existent plus.

     Après un début rapide et réussi, la carrière de Gerville-Réache a progressé avec empressement. Elle a reçu une position permanente à l'Opéra-Comique en 1900.  Pendant ce temps, elle a chanté dans deux premières :  Catherine dans Le Juif polonais de Camille Erlanger, et le rôle de Geneviève dans Pelléas et Mélisande  (Debussy  1902.) Peu de temps après Pelléas et Mélisande,  la jeune cantatrice eut un désaccord avec Albert Carré, directeur et quitta ce théâtre. En 1903, elle rejoint la liste au Théâtre Royal de la Monnaie à Bruxelles, où elle est apparue dans cinq opéras au cours des deux prochaines saisons. Elle a ensuite fait ses débuts au Royal Opera House, à Londres, en 1905, dans le rôle d'Orphée.

Pendant cette période, son répertoire a commencé à augmenter notamment. Voici un enregistrement de L'Air de Lia de "L'Enfant Prodigue:


 Elle est venue en Amérique du Nord en 1907 et presque immédiatement atteint un grand succès en tant que chanteuse, jusqu'à sa mort tragique et prématurée en 1915, à 32 ans, d'une maladie provoquée par une intoxication alimentaire.

 Au cours de la période américaine,on peut commencer à voir les enregistrements d'œuvres dramatiques d’opéra italien. Je crois que si elle ne était pas morte si jeune, nous aurions vu beaucoup plus de ce genre de musique, surtout compte tenu du fait que l'italien a toujours été la langue de l'opéra en Amérique. Voici un bon exemple de ce que nous aurions pu nous attendre! Ce est un enregistrement de “Stride La Vampa,”  Il Trovatore 1911:


Quelque soit la musique, quelque soit la langue, une chose est certaine: c’ était l'un des plus grands de voix de contralto!

 

6 comments:

Edmund St. Austell said...

I hope you don't mind my having written this piece in French. In my humble opinion our French friends deserve a lot more attention than they receive when it comes to the Fine Arts, an area of human intellectual activity in which they have historically excelled. I speak of opera especially, which was established as an exotic Italian plant is this county back at the turn of the 20th century, in Caruso's day. I have always felt the need to dedicate my blog and Youtube channel more heavily to French than to Italian opera, for the simple reason that there is plenty of attention already being given to the latter. So, allons enfants de la patrie, etc:-)

Matthieu Degott said...

Vos amis français sont très sensibles à votre délicatesse, cher Edmund. Merci de tout coeur, pour le choix de la langue, mais surtout pour le choix de Gerville-Réache. C'est un témoignage tout à fait captivant, puisqu'elle était presque contemporaine de St Saens, et cela donne bien une idée de ce que le compositeur souhaitait pour sa Dalila. Une vraie contralto, et pas un mezzo à medium caverneux. Le timbre sombre et capiteux de JGR est fascinant, et on s'étonne que Samson puisse résister si longtemps à son charme vénéneux.

Edmund St. Austell said...

Merci beaucoup, mon cher amie!

JD Hobbes said...

I don't think anyone minds your writing in French. Most of us can make our way in reading it, so we enjoy it just as your other contributions to the history and richness of classical music.

Edmund St. Austell said...

Thank you Mr. Hobbes. If memory serves, you speak fluent German. I'm so glad I was at least able to do a piece in French. I can assure you I would never have managed it in German!

Ich danke Ihnen vielmals für Ihre freundlichen Worte. Sehr geschätzt!

AFRIKAN DIASPORA CINEMA ADC said...

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